Souvenirs de rizières et de bonheur simple avec mon oncle Pou
Dernière mise à jour : 3 sept.

Tim n'a jamais eu de livres. Il a eu les pierres.

— Nous étions pauvres, mais heureux. Mon oncle Pou et moi, nous travaillions dans les rizières du matin au soir et nous vendions la récolte pour un peu d’argent. Parfois, je me sens coupable de l’avoir quitté, avoue-t-il en baissant la tête.
— Il comprend certainement.
— Je montais sur mon scooter dès que je pouvais, et je laissais le vent m’emporter ! Je roulais jusqu’aux ruines d’Angkor ! Tu sais, je n’avais pas le temps de lire ou d’étudier. J’ai découvert les légendes de mon pays dans ce temple ! Assis sur ces pierres gigantesques, je fermais les yeux et m’imaginais les paroles des anciens au point de ressentir leur présence ! C’était magique !
Chacun des Quatre a trouvé sa propre porte d'entrée vers les légendes qui, sans le savoir, parlaient déjà de lui. Pour Tim, c'était Angkor, un scooter, et le silence des pierres.
(QUATRE - Tome 2 - Confidences)



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